Tentative de reproduction de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris
Au commencement il y a une île; si certains faits semblent attester de la présence des Celtes au deuxième âge du fer, nul ne sait précisemment qui présida à la fondation de la cité...

Les Druides gaulois fûrent probablement les premiers à choisir cette île pour y célébrer le culte de leurs dieux.
Les romains y édifièrent bien plus tard l'autel de Jupiter (sous le règne de Tibère).
C'est sur cet emplacement que prendra place la basilique Saint-Etienne (fondée par Childebert en 528).

La construction de Notre-Dame débute en 1163, l'évèque Maurice de Sully (avec l'accord de Louis VII), confia au premier maître d'oeuvre - génie resté anonyme - la construction du choeur.

Photographie de la Cathédrale à Paris (France)

La construction dura près de 170 années :

  • 1163-1182 : construction du choeur avec son double bas-côté, sans les chapelles
  • 1185-1196 : construction de la nef, à l'exception des deux premières travées
  • 1208-1225 : construction de la facade occidentale et de la base des tours
  • 1240 : élévation de la tour sud
  • 1245 : élévation de la tour nord
  • 1250 : achèvement des tours
  • 1250-1267 : agrandissement des transepts nord et sud
  • 1235-1250 : construction des chapelles de la nef
  • 1296-1330 : construction des chapelles du chevet

Le transept transversal à été construit en 1250-1267 par Jean de Chelles et Pierre de Montreuil (l'architecte de la Sainte-Chapelle).
Il à été achevé en accord avec les plans originaux.

Le règne de Louis XIV (fin du XVIIe siècle) et de Louis XV a vu des altérations significatives, tel que destruction de tombes et de vitraux.
Durant la Révolution, beaucoup des trésors de la cathédrale fûrent détruits ou pillés. En 1793, les vandales s'en prennent aux pierres elles-mêmes, et détruisent entre autres, les vingt-huit statues des rois de Juda.

Après une période de délabrement, un programme de restauration est conduit par l'architecte Viollet-le-Duc en 1845.
Une nouvelle flêche, un nouveau dessin pour la rosace du transept sud, un renouvellement des statues et bas-reliefs, seront les marques malheureusement indélibiles du travail de Viollet-le-Duc.

Le bâtiment n'a plus évolué depuis cette époque. Consécutivement à l'érosion naturelle due au temps et à la pollution urbaine, un véritable bilan de santé sera dressé en 1988.

Il conduisit à une phase de restauration très importante entamée en 1991, et qui durera probablement pendant plus d'une décennie.

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